Rapelons que, dans le milieu naturel, l'air ambiant non confiné est composé de 4/5 d'azote, 1/5 d'oxygène et de seulement de 0,03 % de CO2.
Selon le test du briquet, celui-ci s'éteint lorsqu'il n'y a plus que 15,6 % d'oxygène dans l'air. L'oxygène est substitué par du CO2. Compte tenu des proportions azote-oxygène dans l'air, une diminution de 5 % d'oxygène représente une valeur de 25 % de CO2, c'est bien l'absence d'oxygène qui est mesurée et non le taux de CO2. Le test n'est donc pas fiable.
La meilleure façon de détecter et de quantifier le gaz carbonique est d'investir dans du matériel spécifique, par exemple un détecteur portatif que l'on peut amener partout avec soi.
Par ailleurs, il est vital de ventiler une cuve avant d'y pénétrer soit par aspiration soit par refoulement de l'air. Parmi les moyens de prévention, il est également possible de capter le CO2 dès sa production.
Quelques rappels
La période la plus dangereuse se situe en principe de début septembre à fin octobre ou la quantité de CO2 dans l'air en cave dépasse souvent 0,5 %. la valeur limite d'exposition est de 3 % sur une durée de 15 minutes. Cette valeur ne doit jamais être dépassée.
Au-delà les effets sur la santé sont d'autant plus graves que la teneur en CO2 augmente :
- A 4 %, la fréquence respiratoire s'accélère.
- A 10 %, des troubles visuels peuvent apparaître ainsi que des sueurs et des tremblements
- A 15 %, c'est la perte de connaissance
- A 25 %, un arrêt respiratoire peut entraîner le décès.
Contact : Service Prévention des Risques Professionnels - 05 53 67 77 84